Vétérinaire

Vétérinaires : bien financer son matériel

Canine, rurale, équine… : la médecine vétérinaire est très diversifiée et nécessite le recours à des matériels différents suivant la spécialité du praticien ou de la clinique qui les utilise. D’où la nécessité d’examiner attentivement les possibilités de financement de ces équipements.

Des matériels adaptés à chaque pratique

En médecine vétérinaire libérale, on distingue généralement les vétérinaires canins (soignant les animaux de compagnie), les vétérinaires ruraux et les vétérinaires équins. Les premiers exercent généralement de façon sédentaire en cabinet ou en clinique, alors que les autres ont une activité majoritairement itinérante. Les besoins en matériels ne sont donc pas les mêmes.

  • Dans un cabinet ou une clinique vétérinaire canine, les matériels à financer sont nombreux : table de consultation, table de chirurgie, appareil ou salle de radiologie, négatoscope, appareil d’anesthésie, monitoring, détartreur à ultrasons, bistouri électrique, électrocardiographe, notamment. Il faut y ajouter, bien sûr, le chenil d’hospitalisation, le matériel informatique, et souvent la voiture professionnelle.
  • En exercice rural, bovin ou équin, la grande majorité des interventions se font sur le terrain et nécessitent donc des appareils de radiographie, d’échographie ou de chirurgie transportables. Ces équipements sont souvent coûteux. Il faut investir également dans des matériels spécifiques tels qu’une vêleuse, du matériel de contention, un détecteur de corps étrangers (endoscope), un nécessaire pour les césariennes, etc. Bien entendu, le financement d’une voiture ou même d’un véhicule utilitaire léger ou moyen est indispensable.

À noter : en plus de ces matériels à financer, il ne faut pas oublier le coût représenté par l’achat des consommables, des instruments d’examen courant, des médicaments et des aliments pour les animaux.

Les financements possibles

Tous les gros équipements et matériels professionnels d’un cabinet ou d’une clinique vétérinaire, y compris le véhicule nécessaire à l’activité, peuvent être financés en crédit ou en crédit-bail. Une étude récente montre d’ailleurs que 37 % des vétérinaires ont recours au crédit-bail pour leurs matériels, et 36 % au crédit classique.

  • Le crédit-bail finance tous les équipements et matériels neufs, y compris le véhicule professionnel et le matériel informatique. Le médecin vétérinaire peut choisir lui-même le matériel dont il a besoin et qui sera acheté par la société de crédit-bail. Il choisit également la durée de la location et le montant des loyers, leur périodicité et la valeur de rachat en fin de contrat. Sur le plan fiscal, les loyers sont déductibles des résultats du cabinet ou de la clinique.
  • Avec le crédit classique, le professionnel peut choisir aussi son matériel, puis la durée et les modalités de remboursement de l’emprunt. Bien sûr, il peut également déterminer ses mensualités, en fonction de la durée de son prêt.

Dès lors qu’il finance un équipement professionnel, l’emprunt est, bien entendu, amortissable, et les intérêts sont déductibles des résultats de l’activité.

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