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Infirmiers/ières : acheter ou vendre une clientèle libérale

Pour un infirmier ou une infirmière, l’installation en exercice libéral est soumise à plusieurs conditions législatives et réglementaires. Elle nécessite un plan de financement adapté en cas de reprise d’un cabinet, ainsi que pour le matériel et le véhicule professionnels.

Installation et achat de clientèle

On calcule habituellement le prix du droit de présentation à la clientèle d’un(e) infirmier/ière libéral(e) sur la base de la moyenne des chiffres d’affaires des trois dernières années. Ce prix varie, aujourd’hui, autour de 35 % des honoraires encaissés. Mais, bien entendu, ce montant peut être différent suivant les régions, le type de clientèle, l’ancienneté du cabinet, la concurrence, la possibilité ou non de reprendre le local notamment.

L’installation en exercice individuel, par création ou acquisition du cabinet, exige une disponibilité personnelle importante. C’est pourquoi de plus en plus d’infirmiers/ières libéraux/ales exercent en groupe, afin de partager la charge de travail. L’exercice en groupe permet également de réduire les frais et de mieux répondre aux demandes de la patientèle.

Pour mettre en commun les moyens nécessaires à l’exercice de la profession, la Société Civile de Moyens (SCM) est la structure la plus utilisée. Pour véritablement exercer en commun et partager les revenus de l’exercice, les structures possibles sont la Société Civile Professionnelle (SCP) et la Société d’Exercice Libéral (SEL).

Attention : l’installation en exercice libéral nécessite une expérience professionnelle préalable d’au moins deux ans (soit 3 200 heures), acquise dans un établissement de santé ou une structure de soins. En outre, l’infirmier/ière libéral(e) doit disposer d’un local professionnel avec des moyens techniques suffisants. Enfin, un(e) infirmier/ière conventionné(e) ne peut s’installer dans une zone qui compte déjà beaucoup de confrères que si un(e) professionnel(le) cesse son activité. À l’inverse, un infirmier ou une infirmière qui souhaite travailler dans une zone « sous-dotée » peut recevoir des aides.

Le coût d’une installation et son financement

Lors d’une installation, il faut financer le montant de la reprise de la patientèle ou l’acquisition des parts de société, les droits d’enregistrement et les frais, le matériel et les équipements (véhicule professionnel pour les visites, divan d’examen, petit mobilier, micro-ordinateur, petites fournitures pour les soins, notamment). Il faut également prévoir les dépenses pour le local professionnel, même si celui-ci est partagé avec des confrères.

Dans tous les cas, un financement à 100 % de l’installation est possible. Pour les matériels, les équipements et le véhicule professionnel, l’infirmier/ière libéral(e) qui s’installe a le choix entre le crédit et le crédit-bail. Si le local est repris, un crédit immobilier peut être souscrit. Enfin, pour financer les petits matériels, les fournitures et le besoin en fonds de roulement des premiers mois, l’ouverture d’un compte de trésorerie permet de disposer rapidement des fonds nécessaires.