Pédicure podologue

Pédicures-podologues : les équipements recommandés par l’Ordre

Afin que les pédicures-podologues puissent délivrer des soins de qualité aux patients, l’Ordre des pédicures-podologues fait des recommandations pour les équipements et le plateau technique du cabinet. Elles concernent les matériels, l’agencement du cabinet et les règles d’hygiène professionnelle.

L’agencement du cabinet

Le cabinet doit comprendre :

  • une salle ou un espace d’attente permettant d’assurer l’accueil des patients ;
  • un espace de consultation et de soins, pouvant être séparés, répondant aux conditions de confidentialité et équipé du matériel technique (cet espace doit disposer d’un point d’eau) ;
  • une zone de traitement et de stérilisation du matériel réutilisable, proche de la zone de soins ;
  • une pièce distincte dédiée à la confection des orthèses et autres appareillages, isolée phoniquement de la salle d’attente.

Bien entendu, le cabinet doit également être en règle avec les normes d’accessibilité des personnes handicapées.

Le matériel technique

Toujours selon les recommandations de l’Ordre, l’équipement minimum, pour le bilan clinique, est :

  • un podoscope ;
  • une zone pour l’analyse de la marche ;
  • une table d’examen ou à défaut un fauteuil patient permettant le décubitus ;
  • un poste de lavage des mains avec si possible une distribution d’eau à commande non manuelle et tout le matériel nécessaire (savon doux liquide, essuie-mains jetables et poubelle sans couvercle).

Pour la pratique des soins instrumentaux, il faut :

  • un autoclave de classe B ;
  • un fauteuil patient à commande électrique et un siège praticien ergonomique ;
  • un plafonnier et, pour la précision des soins, un scialytique ;
  • une unité de soins (Unit) comportant une instrumentation dynamique :
    • un porte instrument rotatif avec une instrumentation rotative adaptée (fraises) et spray ;
    • une seringue air/eau ;
    • un système d’aspiration pour les soins secs ;
  • un nombre d’instruments stériles adaptés à l’activité ;
  • un emballage adapté pour les déchets d’activité de soins à risque infectieux et assimilés (DASRIA) ;
  • un collecteur à objets piquants, coupants et tranchants dans la zone de soins si possible et à portée de mains du praticien ;
  • un distributeur de savon doux liquide à recharge jetable ;
  • un distributeur ou un flacon de solution hydro-alcoolique jetable ;
  • un distributeur d’essuie-mains à usage unique ;
  • une poubelle à commande non manuelle pour les déchets assimilés aux ordures ménagères.

Pour les soins orthétiques, l’Ordre recommande :

  • pour l’examen clinique :
    • un appareil de visualisation des empreintes (podoscope, plateforme de podométrie) ;
    • un appareil de prise d’empreintes par encrage (podographe) ou par une autre technique ;
    • un tapis de marche ou une zone d’analyse de la marche de longueur suffisante ;
  • pour la fabrication :
    • des plans de travail adaptés aux différentes phases de conception/réalisation des orthèses ;
    • un appareil de prise d’empreinte pour la réalisation d’orthèses thermoformées (tapis mousse, prise d’empreinte sous vide…) ;
    • un appareil de chauffage et thermosoudage sous vide ;
    • un banc de ponçage (touret) avec captation et récupération des poussières ;
    • un éclairage adapté ;
    • une ventilation de la zone d’encollage .

    Les matériaux utilisés doivent être stockés dans des zones particulières.

L’hygiène au cabinet

Les règles d’hygiène à respecter sont nombreuses et ont des conséquences sur l’équipement du cabinet. Par exemple, les sols du cabinet doivent être lessivables et si possible antidérapants. En ce qui concerne les équipements spécifiques à l’activité professionnelle :

  • le fauteuil patient doit être nettoyé ou désinfecté entièrement au moins une fois par jour, et la partie jambière nettoyée ou désinfectée entre deux patients ;
  • des meubles sans poignée, à ouverture et fermeture par effleurement, sont à privilégier ;
  • un poste de lavage des mains, si possible à commande non manuelle, est nécessaire.

Par ailleurs, les locaux, les plans de travail, notamment les surfaces de la zone de soins à proximité de l’Unit, doivent être nettoyés et désinfectés régulièrement, ainsi que les sols.
Enfin, il y a aussi des règles d’hygiène et d’asepsie pour la réalisation des actes techniques : elles concernent la tenue de travail du praticien, l’hygiène des mains, le port d’équipements de protection (gants, masque…), les accidents exposant au sang, la gestion des dispositifs médicaux, les règles de stérilisation et la gestion des déchets de soins…

Pour en savoir plus : guide pratique à télécharger sur www.onpp.fr

CMV Médiforce finance l’installation et le développement de l’activité des pédicures-podologues.

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