S'installer comme pédicure-podologue libéral
Le pédicure-podologue est dans une situation particulière : profession de santé réglementée, éligible aux exonérations fiscales de zone, mais sans contrat d’aide conventionnel.
L'essentiel à retenir
- Aucun contrat d'aide à l'installation conventionnel n'existe pour cette profession.
- Vous êtes en revanche éligible aux deux zonages fiscaux, FRR et QPV.
- L'ACRE et les dispositifs Bpifrance vous sont pleinement ouverts.
- En l'absence d'aide conventionnelle, le financement professionnel porte l'essentiel du projet.
Les sigles employés dans cette page sont expliqués dans le glossaire de l’installation.
Quelles sont les conditions d'accès à l'exercice libéral ?
L’inscription à l’Ordre national des pédicures-podologues est obligatoire. Votre retraite relève de la CARPIMKO.
À quelles aides avez-vous droit ?
Les exonérations fiscales de zone
C’est votre principal levier. Vous êtes éligible aux deux dispositifs :
- La FRR en zone rurale : exonération totale d’impôt sur les bénéfices pendant cinq ans, puis 75 %, 50 % et 25 % les trois années suivantes.
- Le QPV en zone urbaine : même logique, avec une dégressivité de 60 %, 40 % et 20 %.
En FRR, vous vous engagez à rester cinq ans dans la zone, sous peine de rembourser l’intégralité des exonérations obtenues.
L'ACRE et Bpifrance
L’ACRE vous exonère de 25 % de vos cotisations sociales pendant douze mois. Le dossier doit être déposé sous 60 jours.
Bpifrance peut garantir votre prêt bancaire et financer directement l’immatériel.
Pas de contrat conventionnel
Contrairement aux médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues ne bénéficient d’aucun contrat d’aide à l’installation de l’Assurance Maladie.
En savoir plus :
- Pour plus de détail, voir notre page « Les aides à l’installation ».
De quoi dépend le budget d'installation ?
Votre orientation détermine l’enveloppe. Une activité de soins seule et une activité intégrant la fabrication d’orthèses plantaires n’ont pas le même besoin d’équipement — l’atelier de podologie change sensiblement le budget.
Le fauteuil professionnel et l’unité de soins constituent le socle. S’y ajoutent l’aspiration, l’instrumentation et la stérilisation.
Le droit de présentation à la patientèle, en cas de reprise, se calcule sur les derniers exercices.
En l’absence d’aide conventionnelle, ce budget est intégralement porté par le financement professionnel — une différence structurelle avec les professions conventionnées, à anticiper dès le prévisionnel.
Il n’existe aucun barème légal de valorisation d’une patientèle. Sa valeur dépend de la patientèle elle-même, de la zone d’implantation, de l’état du matériel et des conditions de la transmission. Elle se négocie au cas par cas, sur la base des comptes des derniers exercices.
Comment financer son installation ?
En l’absence d’aide conventionnelle, le financement professionnel porte l’essentiel du projet. C’est une différence structurelle avec les professions conventionnées, et elle mérite d’être anticipée.
Crédit classique, crédit-bail (aussi appelé leasing), location financière : le choix dépend de la durée de vie de l’équipement et de votre capacité d’apport. Le leasing préserve la trésorerie de démarrage, souvent le point de tension des premiers mois.
CMV Médiforce, marque commerciale de BNP Paribas Lease Group dédiée au financement des professionnels libéraux de santé, accompagne les installations depuis 50 ans.
Questions fréquentes
Existe-t-il une aide de l'Assurance Maladie à l'installation ?
Non. Aucun contrat conventionnel d'aide à l'installation n'existe pour les pédicures-podologues.
Ai-je droit aux exonérations en zone rurale ?
Oui, la FRR vous est ouverte, comme le QPV en zone urbaine.
L'ACRE est-elle cumulable avec une exonération de zone ?
Oui, sans restriction : l'une est sociale, l'autre fiscale.
Pour aller plus loin :