S'installer comme chirurgien-dentiste
Le chirurgien-dentiste bénéficie du contrat d’aide à l’installation le plus élevé de toutes les professions de santé libérales : 50 000 € sur cinq ans. En contrepartie, l’engagement est long et le plateau technique lourd. Voici ce qu’il faut savoir avant de s’installer.
L'essentiel à retenir
- Le CAICD verse jusqu'à 50 000 € sur cinq ans en zone très sous-dotée.
- Le CAMCD prend le relais ensuite : les deux contrats sont successifs, jamais simultanés.
- Vous êtes éligible aux deux zonages fiscaux, FRR et QPV.
- C'est l'une des installations les plus capitalistiques : le fauteuil et l'imagerie en constituent le coeur.
Les sigles employés dans cette page sont expliqués dans le glossaire de l’installation.
Quelles sont les conditions d'accès à l'exercice libéral ?
L’inscription au tableau de l’Ordre des chirurgiens-dentistes est obligatoire. Votre retraite et votre prévoyance relèvent de la CARCDSF.
À quelles aides avez-vous droit ?
Le CAICD, à l'installation
Le contrat d’aide à l’installation des chirurgiens-dentistes soutient les frais d’investissement de début d’activité : locaux, équipements, charges diverses.
Montant : 50 000 €, versés sur cinq ans. Il s’adresse aux titulaires comme aux collaborateurs libéraux, en groupe ou seuls, qui s’installent en zone très sous-dotée.
L’engagement : exercer dans la zone au moins deux jours par semaine, pendant toute la durée du contrat.
Le CAMCD, ensuite
Le contrat d’aide au maintien prend le relais une fois le CAICD arrivé à son terme. Il soutient la poursuite de l’activité dans la zone.
Ces deux contrats ne se cumulent jamais la même année. C’est une confusion fréquente : les deux montants qui circulent correspondent à deux étapes successives, pas à deux aides simultanées.
Le montant du CAMCD dépend de la convention appliquée par votre CPAM. Depuis 2025, la plupart des régions versent 4 000 € par an. À vérifier auprès de votre caisse : c’est le seul contrat de maintien dont le montant se négocie régionalement — ceux des infirmiers et des kinésithérapeutes sont des forfaits nationaux.
Les exonérations fiscales de zone
Vous êtes éligible à la FRR en zone rurale et au QPV en zone urbaine : exonération totale d’impôt sur les bénéfices pendant cinq ans, puis dégressive sur trois ans.
En FRR, l’engagement de maintien est de cinq ans, sous peine de remboursement intégral.
En savoir plus :
- Pour plus de détail, voir notre page « Les aides à l’installation ».
De quoi dépend le budget d'installation ?
L’installation en chirurgie dentaire est l’une des plus capitalistiques des professions de santé libérales. C’est ce qui explique le niveau du CAICD.
Le plateau technique en constitue le coeur : le fauteuil et son environnement (luminaires, bras articulés, compresseur, instruments), puis l’imagerie, dont la radiographie panoramique. Le choix entre équipement neuf et repris change sensiblement l’enveloppe.
Le droit de présentation à la patientèle, en cas de reprise, se calcule sur les recettes des derniers exercices, hors matériel.
S’y ajoutent l’aménagement du local, la stérilisation aux normes, l’informatique et la trésorerie de démarrage.
Il n’existe aucun barème légal de valorisation d’une patientèle. Sa valeur dépend de la patientèle elle-même, de la zone d’implantation, de l’état du matériel et des conditions de la transmission. Elle se négocie au cas par cas, sur la base des comptes des derniers exercices.
Comment financer son installation ?
Le CAICD couvre une partie des frais, jamais la totalité. Le reste relève du financement professionnel : crédit classique, crédit-bail (aussi appelé leasing), location financière.
Le leasing est particulièrement adapté au plateau technique dentaire : il préserve votre capacité d’emprunt bancaire pour le droit de présentation, souvent le poste le plus lourd. Et il permet de renouveler un équipement dont l’obsolescence technique est rapide.
Bpifrance peut garantir votre prêt bancaire et financer votre informatique via le Prêt Sans Garantie.
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Questions fréquentes
Peut-on toucher le CAICD et le CAMCD la même année ?
Non. Les deux contrats sont successifs : le CAMCD ne démarre qu'au terme des cinq ans du CAICD.
Un collaborateur libéral peut-il bénéficier du CAICD ?
Oui, le contrat s'adresse aux titulaires comme aux collaborateurs libéraux. Les collaborateurs sont par ailleurs éligibles à l'exonération fiscale FRR, avec ou sans patientèle propre.
Le montant du CAMCD est-il le même partout ?
Non. Il dépend de la convention appliquée par votre CPAM. La plupart des régions versent 4 000 € par an depuis 2025.
Pour aller plus loin :