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S’installer comme collaborateur libéral

Le statut de collaborateur libéral permet aux professionnels de santé diplômés d’acquérir une expérience en cabinet, avant de s’installer définitivement. Ce statut rencontre un succès grandissant dans de nombreuses professions.

Un contrat de collaboration libérale prévoit qu’un praticien installé, titulaire d’un cabinet, met à la disposition d’un confrère diplômé les locaux et le matériel nécessaires à l’exercice de la profession, ainsi qu’une partie de la patientèle qui y est attachée. Le collaborateur libéral peut en outre développer sa patientèle personnelle.
Chacun exerce en toute indépendance. En contrepartie de la mise à disposition des moyens d’exercice de la profession, le collaborateur verse au praticien titulaire une redevance mensuelle qui correspond à un pourcentage des honoraires qu’il perçoit. Le contrat est limité à une durée de quatre ans et doit être renégocié à l’issue de ce délai.
Le contrat de collaboration est fréquent chez les médecins et les professionnels de santé paramédicaux, notamment.

Un tremplin pour s’installer

Grâce au contrat de collaboration, un jeune diplômé peut commencer à exercer à moindre coût, puisqu’il n’a ni patientèle à reprendre, ni locaux à louer. Le praticien titulaire, quant à lui, peut reporter sur son jeune confrère une partie de sa charge de travail, tout en percevant un revenu complémentaire grâce aux redevances.
Mais, le plus souvent, le contrat de collaboration est conclu par le praticien installé en vue de céder, plus tard, son cabinet au collaborateur. C’est même l’un des objets principaux de ce contrat : le praticien titulaire a ainsi la possibilité, dans un premier temps, de tester son successeur, avant de lui céder sa propre patientèle.
Cette cession peut être organisée dès la signature du contrat, par une clause spécifique. Elle peut aussi être prévue ultérieurement, lors d’un avenant au contrat de collaboration ou lors de son renouvellement. Il est également possible d’insérer dans le contrat un pacte de préférence donnant un droit prioritaire de rachat au jeune collaborateur.
A noter : s’il décide de ne pas reprendre le cabinet dans lequel il exerçait, le collaborateur peut aussi s’installer de manière indépendante, en bénéficiant de la patientèle qu’il a développée. Mais il doit alors respecter la clause de non-concurrence stipulée au contrat au profit du praticien titulaire.

L’installation ultérieure

Grâce à l’expérience qu’il a acquise et à la patientèle qu’il a développée, le collaborateur peut ensuite s’installer dans de meilleures conditions. En reprenant le cabinet du titulaire, le jeune praticien minimise les risques d’un rachat de patientèle et bénéficie d’un outil de travail immédiatement opérationnel. L’obtention d’un financement bancaire est également facilitée par la possibilité de présenter les dernières déclarations fiscales du titulaire.
Dans tous les cas, un financement à 100% de l’installation est possible.

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