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Contrat d’exercice à frais communs ou SCM ?

Le contrat d’exercice à frais communs peut être utilisé par plusieurs professionnels de santé libéraux, médicaux ou paramédicaux, qui souhaitent se regrouper et mutualiser leurs moyens, mais sans créer une société civile de moyens (SCM). Il peut également compléter les statuts d’une SCM.

Les avantages du contrat à frais communs

La société civile de moyens est très utilisée chez les professionnels de santé libéraux, mais c’est une structure assez lourde à mettre en place et à gérer. Lorsque les dépenses mises en commun avec un ou plusieurs autres praticiens ne sont pas trop élevées (frais de fonctionnement du cabinet, chauffage, électricité, frais de téléphone, secrétariat éventuel, entretien, etc.), un simple contrat d’exercice à frais communs peut suffire.

Par rapport à la SCM, le contrat d’exercice à frais communs n’est pas une entité juridique et n’a donc pas la personnalité morale. Les formalités de constitution et de gestion sont donc plus souples.

Le fonctionnement du contrat

Les moyens en matériel ou en personnel sont partagés, chaque membre exerçant son activité sous sa propre responsabilité et conservant sa clientèle dont il perçoit les honoraires. Mais il peut toutefois être prévu aussi une égalisation partielle des recettes.
En pratique, les dépenses communes sont payées par chaque membre en fonction d’une clé de répartition fixée dans le contrat, généralement de façon forfaitaire. Il peut également être prévu que chaque membre est habilité à engager des dépenses communes jusqu’à un certain montant.
Le personnel du cabinet, quant à lui, est en principe embauché d’un commun accord entre les membres du groupe.

Outre la répartition des dépenses, le contrat prévoit les modalités d’exercice en commun du cabinet. Sont ainsi organisés, s’il y lieu, les heures d’ouverture et de fermeture, les gardes, les remplacements et leurs conséquences sur la répartition des charges.

A noter : si le contrat d’exercice à frais communs est conclu pour une durée déterminée, il ne peut y être mis fin qu’à l’expiration du terme ou d’un commun accord entre les membres du groupe. S’il est conclu pour une durée indéterminée, il ne peut y être mis fin d’un commun accord ou par l’une des parties qu’à l’expiration d’un délai de préavis, qui peut être fixé à trois mois, par exemple.

Le régime fiscal du contrat

Dans un contrat d’exercice à frais communs, chaque praticien est considéré comme exerçant à titre individuel et est imposable sur son bénéfice professionnel, selon le régime de la déclaration contrôlée ou sous le régime du micro BNC. Mais, bien entendu, chaque praticien doit comptabiliser ses propres opérations ainsi que les avances faites au compte commun et sa part dans les frais communs.
Le groupement doit pour sa part tenir une comptabilité distincte, comme une SCM, et posséder un compte bancaire spécifique. Cette comptabilité doit faire apparaître, notamment, les avances de trésorerie versées par chaque membre au compte commun, ainsi que la nature des dépenses engagées. En fin d’exercice, un récapitulatif annuel des dépenses engagées au niveau du groupe est établi, avec la répartition entre les praticiens en fonction de la clé prévue au contrat.

A noter : les services rendus à ses membres par le groupement sont normalement exonérés de TVA si les versements de chaque praticien correspondent exactement à sa part dans les dépenses communes. Mais si l’un des membres paie la totalité des frais communs et se fait rembourser forfaitairement par les autres, ces remboursements sont en principe passibles de la TVA.

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