Cabinet et salle d’attente

Cabinet et salle d’attente : comment financer les travaux ?

Périodiquement, des travaux de réfection ou d’aménagement sont nécessaires dans la salle d’attente du cabinet. Comment financer l’opération et bénéficier des avantages fiscaux afférents ?

Les travaux dans la salle d’attente d’un cabinet peuvent avoir plusieurs objets :

  • Il peut s’agir tout d’abord de travaux de mise aux normes conformément aux règles d’hygiène et de sécurité ou pour faciliter l’accessibilité aux personnes handicapées.
  • Il peut également s’agir de travaux de rénovation si les locaux sont anciens. Ces travaux sont souvent plus importants et entrepris, en général, après une dizaine d’années d’exercice ou lors du rachat du cabinet. Une rénovation de la salle d’attente peut aussi être opportune, dans certains cas, dans l’optique de la vente du cabinet.
  • Il peut s’agir, enfin, de travaux de réaménagement, dans le but de rendre la salle d’attente plus accueillante et plus conviviale.

Quelques recommandations à cet égard :

    • On évite en principe de cloisonner la salle d’attente et l’entrée, afin de bénéficier le plus possible de la lumière naturelle provenant des fenêtres.
    • Pour contribuer à créer une ambiance chaleureuse, le recours à des couleurs sable pour les murs et les plafonds est conseillé.
    • Il faut privilégier les revêtements muraux et les sols lavables (plutôt un carrelage que de la moquette dans une salle d’attente de médecine générale).
    • Il faut prévoir des chaises, bancs ou fauteuils confortables et en nombre suffisant.
    • Dans les salles d’attente accueillant des enfants, un coin enfants est conseillé, afin de préserver la tranquillité des adultes.

Le financement des travaux

Pour financer des travaux d’aménagement ou de rénovation de la salle d’attente, un crédit spécifique (crédit travaux) est souvent nécessaire. Plusieurs options sont possibles.

      • Le professionnel de santé peut financer la totalité ou une partie seulement du montant des travaux. Mais il faut savoir que, dans tous les cas, le financement est possible à 100 %.
      • Le professionnel de santé peut opter pour un crédit à taux fixe ou à taux variable. Le taux fixe est celui qui offre la plus grande sécurité, mais il ne permet pas de bénéficier d’une baisse éventuelle des taux. Le taux variable, à l’inverse, permet de profiter d’une baisse éventuelle des taux d’intérêt tout en étant protégé d’une hausse excessive de ces taux.
      • Le professionnel de santé choisit également le montant de ses mensualités de remboursement, ce qui détermine la durée de son prêt. Ce montant doit toujours être le plus adapté possible aux possibilités financières du cabinet.

Sur le plan fiscal, d’autre part, le crédit pour les travaux de la salle d’attente permet de déduire l’intégralité des intérêts d’emprunt liés à cette opération, ainsi que la dotation aux amortissements correspondante. Le coût total du financement s’en trouve ainsi réduit d’autant.

À noter : L’amortissement des travaux du cabinet s’effectue le plus souvent sur une période comprise entre sept et quinze ans. Il est donc conseillé, pour des raisons d’optimisation fiscale, de faire coïncider la durée du financement avec ce délai.

Articles pouvant vous intéresser