Vétérinaire

Vétérinaires : comment financer un bloc opératoire ?

Les blocs opératoires vétérinaires sont de plus en plus sophistiqués et nécessitent des équipements coûteux. Il est donc indispensable de prévoir un plan de financement adapté lorsque des praticiens souhaitent installer une nouvelle salle de chirurgie dans un cabinet ou une clinique.

Les matériels nécessaires pour opérer

En médecine vétérinaire canine, les principaux matériels utilisés pour la chirurgie générale (orthopédique, thoracique, abdominale, urogénitale, chirurgie cutanée, etc.) sont nombreux.
Il faut en effet prévoir, au minimum : une table de chirurgie, un aspirateur chirurgical, un scialytique, un appareil d’anesthésie, un concentrateur d’oxygène, un moniteur de contrôle, une tondeuse, un stérilisateur (ou un nettoyeur à ultrasons), des chariots, un compresseur.
Sont également nécessaires des petits matériels d’injection, de perfusion et de prélèvements, des sondes, des seringues, des cathéters, etc. ; une instrumentation chirurgicale (bistouris, paires de ciseaux, pinces, écarteurs, etc.) ; des matériels de suture, des pansements, des compresses, des champs opératoires, des drains, etc.
Certains blocs spécialisés nécessitent des matériels supplémentaires : en chirurgie ophtalmologique et en microchirurgie, par exemple, un microscope opératoire est très souvent utilisé.
À noter : en plus de la table de chirurgie, des sangles de fixation et une planche de transport des animaux sont indispensables.

Le prix et le financement des matériels

Pour l’ensemble des gros et petits matériels d’un bloc opératoire standard, un investissement d’au moins 20 000 euros est en général nécessaire. Mais les matériels de chirurgie spécialisée peuvent rapidement renchérir ce coût. Par exemple, le seul prix d’un microscope opératoire varie de 10 000 à 60 000 euros. Certains ensembles de scialytiques haut de gamme peuvent coûter jusqu’à 20 000 euros.
Pour payer les gros équipements du bloc opératoire, le crédit-bail est le mode de financement privilégié. Le crédit-bail peut en effet régler tous les matériels neufs du médecin vétérinaire, y compris le matériel chirurgical. Avantage : le vétérinaire sélectionne lui-même les équipements dont il aura besoin et qui seront achetés par la société de crédit-bail. Bien entendu, il choisit également la durée de la location et le montant des loyers, leur périodicité et la valeur de rachat en fin de contrat.
L’autre solution de financement est le crédit classique. Là aussi, le chirurgien choisit ses équipements ainsi que la durée et les modalités de remboursement de l’emprunt. Il est également possible de déterminer le montant des échéances de remboursement en fonction de la durée du prêt.
À noter : sur le plan fiscal, les loyers du crédit-bail ou les amortissements et les intérêts du crédit sont déductibles en totalité des résultats de la clinique dès lors que le matériel financé est à usage professionnel.

L’aménagement du bloc opératoire

Le bloc opératoire doit être installé dans une salle dédiée à la chirurgie, afin de préserver de strictes conditions d’hygiène et d’asepsie.
Dans les cliniques de taille suffisante, il est également prévu une salle préopératoire et/ou de réveil, distincte du bloc opératoire. Cette salle doit être située à proximité de la salle de soins afin que les animaux malades soient sous observation directe du praticien.
Dans la salle de réveil, on peut prévoir un incubateur afin d’apporter de la chaleur et de l’oxygène aux petits animaux qui sortent d’une longue chirurgie. Pour les animaux de grande taille, il existe également des couvertures chauffantes.
À noter : il est souvent utile de prévoir un financement pour les travaux à réaliser dans la clinique afin d’y aménager le bloc opératoire.

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