Kinésithérapeute

Masseurs-kinésithérapeutes : comment s’installer en libéral ?

Un jeune masseur-kinésithérapeute qui souhaite s’installer en libéral doit réaliser une étude de marché sérieuse, choisir la structure juridique de l’installation, évaluer le coût de la patientèle ou des parts de société à acquérir et bâtir un budget prévisionnel précis. Dans tous les cas, l’installation peut être financée en totalité.

S’installer, mais comment ?

Un masseur-kinésithérapeute récemment diplômé peut exercer en libéral de plusieurs façons : en cabinet individuel par création ou reprise du cabinet, ou comme associé d’un groupement de moyens ou d’une société d’exercice.

  • La création du cabinet est la solution la moins onéreuse, mais c’est également la plus risquée, puisqu’il faut créer la patientèle. La reprise du cabinet d’un confrère se révèle souvent une meilleure solution : dès le départ, le jeune diplômé bénéficie d’un potentiel de clientèle et d’une infrastructure existante.
  • Exercer en groupe présente de nombreux avantages : une meilleure organisation de l’activité, la possibilité d’acquérir des équipements à moindre coût, une plus grande sécurité professionnelle. Attention néanmoins : dans les associations qui connaissent des échecs, un bon nombre sont dus à une mésentente entre les associés.
    Pour exercer en groupe, le masseur-kinésithérapeute libéral peut simplement mettre des moyens en commun avec d’autres confrères : c’est l’objet, notamment, de la Société Civile de Moyens (SCM).
    Pour exercer en groupe en partageant les honoraires, deux structures principales sont à envisager : la Société Civile Professionnelle (SCP) et la Société d’Exercice Libéral (SEL). Leurs avantages sont de pouvoir exercer en début de carrière avec un investissement moins important et d’apporter de meilleurs services à la clientèle.

À noter : actuellement, l’installation en cabinet libéral est libre sur le territoire national. Toutefois, les pouvoirs publics souhaitent réglementer l’installation des masseurs-kinésithérapeutes libéraux.

Le budget et le financement de l’installation

En 2010, la valeur de la patientèle d’un cabinet individuel de masseur-kinésithérapeute libéral varie dans une fourchette de 30 à 60 % du chiffre d’affaires moyen des trois dernières années. La valeur des parts d’une SCM, quant à elle, correspond à la valeur vénale nette des biens mis en commun, et celle des parts d’une SCP à la quote-part de l’associé sur le droit de présentation à la clientèle de la société ainsi qu’aux droits patrimoniaux nets (emprunts déduits) que l’associé détient dans la société (local, droit au bail…).

Le budget moyen d’installation d’un masseur-kinésithérapeute libéral (patientèle ou parts de société, matériels et équipements compris) s’élève de 20 000 à 50 000 € en région parisienne. Ces chiffres sont un peu inférieurs en province.

Le buget global de l’installation peut être financé à 100 %. Les matériels, les équipements et le véhicule professionnel acquis seuls ou séparément peuvent également être financés en crédit ou en crédit-bail. En cas de reprise du local professionnel, enfin, un crédit immobilier peut, bien entendu, être souscrit.

À noter : localement, certaines communes peuvent subventionner la création ou la reprise d’un cabinet, et des bourses ou des aides peuvent être allouées aux étudiants qui s’engagent à exercer dans une région déficitaire en professionnels libéraux.

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