Infirmier(ère)

Infirmiers/ières : optimiser les frais de voiture

La voiture est un outil professionnel indispensable à de très nombreux infirmiers et infirmières libéraux. Mais l’usage d’une voiture ayant un coût élevé, il est important de choisir un véhicule avantageux sur le plan fiscal et financier, avec un financement adapté.

Les critères de choix de la voiture

En zone rurale surtout, mais aussi dans les petites villes et en périphérie des grandes agglomérations, la voiture est souvent nécessaire pour effectuer les soins à domicile. Mais lors de l’installation en exercice libéral, c’est aussi l’un des postes de dépenses les plus importants.

Pour faire le bon choix, plusieurs critères peuvent être retenus :

  • Voiture normale ou véhicule propre : un bonus écologique d’un montant de 6 000 € (3 000 € pour les sociétés) peut être versé pour l’acquisition d’un véhicule électrique.
    En outre, l’amortissement d’une voiture faiblement polluante est déductible fiscalement dans une limite beaucoup plus large que pour un véhicule avec un taux de CO2 élevé. De même, pour les professionnels de santé en société, le barème de la taxe sur les voitures de société avantage les voitures peu polluantes et pénalise celles qui polluent le plus.
  • Essence ou diesel : pour une petite voiture, le surcoût d’un moteur diesel est de 1 500 € environ, et de 2 000 € au moins pour une voiture moyenne. Une voiture diesel consomme moins qu’une voiture à essence, mais la différence de prix entre le coût du gazole et celui de l’essence est aujourd’hui très faible. De plus, une voiture diesel coûte plus cher à entretenir.
  • Actif professionnel ou patrimoine privé : si la voiture est conservée dans le patrimoine privé, le professionnel de santé peut déduire les charges d’entretien, de réparations…, mais pas les amortissements et les intérêts d’emprunt. Lors de la revente, en revanche, le véhicule n’est pas soumis à la taxation des plus-values.

Un financement sur mesure

La voiture d’une infirmière libérale peut être financée à crédit, en crédit-bail ou en location de longue durée (LLD). Le coût fiscal est à peu près équivalent dans ces différentes situations. En revanche, le crédit et le crédit-bail, notamment, possèdent chacun des avantages spécifiques :

  • avec un financement à crédit reservé aux véhicules neufs ou d’occasion, la totalité du prix du véhicule peut être financée, sur une durée de deux à cinq ans en général. L’avantage principal du crédit est sa simplicité : avec des échéances de remboursement linéaires, l’acquisition peut être facilement budgétée ;
  • avec le crédit-bail réservé aux véhicules neufs, il est possible d’obtenir un financement sur mesure en choisissant la durée de l’opération, en décidant de verser ou non un apport, et en déterminant la valeur de rachat du véhicule en fin de contrat.

À noter : lors d’un financement à crédit, il est conseillé de faire coïncider au maximum les durées d’utilisation, d’emprunt et d’amortissement, de façon à limiter l’impact de la taxation des plus-values lors de la revente.

MAJ 18/05/20

 

 

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