Cardiologue

Cardiologues : du remplacement à l’installation

Avant de s’installer en libéral, le jeune cardiologue a souvent intérêt à effectuer des remplacements, afin de s’initier au métier en cabinet et acquérir une expérience professionnelle. Mais il y a des règles spécifiques à observer.

Les conditions du remplacement

Le remplaçant peut être un médecin titulaire de la même qualification que le médecin remplacé, inscrit au tableau de l’Ordre ou enregistré comme prestataire de service, ou un médecin qui assure des fonctions de chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux.
Les internes en cardiologie, pour effectuer des remplacements, doivent être titulaire d’une licence de remplaçant délivrée par le Conseil départemental de l’Ordre. Pour obtenir cette licence, ils sont dans l’obligation de fournir un relevé attestant qu’ils ont effectué trois semestres cliniques dans des services de cette spécialité, dont deux semestres dans des services de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, d’endocrinologie et de maladie métaboliques, de néphrologie, de médecine interne, de pédiatrie, de pneumologie, d’imagerie médicale, de neurologie ou de réanimation.
En outre, pour effectuer un remplacement, un jeune interne doit obtenir l’autorisation du chef de service. En effet :

  • au cours de l’internat, le remplacement est effectué sur les congés annuels ;
  • au cours du clinicat, il est effectué par un congé sans solde, d’une durée de 30 jours maximum la première année et de 45 jours la seconde année.

Autre formalité : le contrat d’assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) doit être modifié en cas de passage d’un exercice hospitalier à un exercice hospitalier et libéral. Attention aussi : un contrat d’assurance particulier est exigé si le remplacement porte sur des activités invasives (rythmologie et coronographie, notamment).
Enfin, comme pour tous les remplacements en médecine libérale, le cardiologue remplaçant doit accomplir un certain nombre de formalités : inscription à la CPAM et à l’URSSAF, à la Caisse de retraite des médecins…

Le choix de l’installation

En cardiologie, l’exercice libéral en cabinet de ville est rarement exclusif. L’activité est le plus souvent mixte : cabinet de ville et hôpital, cabinet de ville et clinique, cabinet de ville et activité salariée. En outre, la plupart des jeunes cardiologues libéraux exercent en groupe (société civile professionnelle et surtout société d’exercice libéral), afin de pouvoir financer plus facilement les investissements nécessaires dans cette discipline : électrocardiographe, doppler vasculaire, holter cardiaque, défibrillateur…
Sur le plan administratif, les démarches à accomplir sont les mêmes qu’en cas de remplacement. Si le cardiologue libéral a été remplaçant avant l’installation, il doit signaler ce changement de statut. Le Conseil départemental de l’Ordre est le guichet unique pour l’ensemble des formalités liées à l’installation, sauf pour les démarches à la CPAM.
En pratique, le choix du lieu d’installation est très important. Il faut effectuer une étude de marché très précise, même en cas de reprise d’un cabinet existant. Certaines régions sont en effet « sur-dotées » en cardiologues libéraux, alors que d’autres au contraire sont « sous-dotées », notamment dans les petites et moyennes agglomérations.
A noter : de plus en plus de jeunes diplômes s’orientent et s’installent en libéral avec une sur-spécialité (cardiologie interventionnelle, rythmologie et simulation cardiaque, cardiopédiatrie), au détriment de la cardiologie clinique.

CMV Médiforce vous accompagne dans votre projet d’installation et finance l’ensemble de vos besoins.