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Médecins généralistes : les conditions pour s’installer

L’installation en exercice libéral nécessite de nombreuses démarches et l’établissement d’un budget prévisionnel et d’un plan de financement. Il faut donc s’y prendre suffisamment à l’avance pour bien planifier cette opération.

La marche à suivre pour s’installer

Où s’installer, sous quel statut et après quelles démarches : ce sont les trois questions essentielles à se poser avant d’envisager une installation en cabinet libéral.

  • Un médecin généraliste peut en principe s’installer en cabinet libéral où il le souhaite sur le territoire national. Toutefois, un médecin qui a remplacé un confrère pendant plus de trois mois ne peut pas s’installer en concurrence avec lui. De même, on ne peut pas s’installer dans un immeuble où exerce déjà un confrère sans l’accord de celui-ci. Enfin, on ne peut pas s’installer dans un local d’habitation sans l’accord de la copropriété ou transformer un logement en local professionnel sans une autorisation du maire dans les communes de plus de 200 000 habitants.À noter : la recherche d’un local peut prendre beaucoup de temps.
  • En cabinet individuel, la question du statut juridique ne se pose pas. En revanche, pour exercer en association, le choix de la forme juridique est très large. Le jeune médecin peut opter par exemple pour la société civile professionnelle (SCP) afin de partager les moyens matériels et les recettes professionnelles avec d’autres confrères, ou pour la société civile de moyens (SCM) pour mettre en commun les locaux, les matériels…À noter : le choix du statut en association doit être fait avec l’aide de conseils spécialisés.
  • Lors de l’installation, de nombreuses formalités sont nécessaires : inscription à l’Ordre des médecins, enregistrement du diplôme à l’Agence régionale de santé (ARS), inscription à la Caisse primaire d’assurance maladie, inscription au Centre de formalités des entreprises (Urssaf), affiliation à la caisse de retraite, souscription d’une assurance de responsabilité professionnelle…À noter : toutes ces formalités sont obligatoires avant d’exercer.

Les moyens nécessaires et le budget à prévoir

  • Le budget de l’installation varie beaucoup suivant que le jeune médecin libéral crée un nouveau cabinet ou rachète une clientèle existante. Créer un cabinet est la solution la moins coûteuse, mais c’est aussi celle qui présente le plus de risques. Inversement, la reprise d’un cabinet est moins risquée, mais elle est beaucoup plus onéreuse. La valeur de la clientèle d’un cabinet de médecine générale varie aujourd’hui de 30 à 50% du chiffre d’affaires annuel.À noter : au coût de la clientèle s’ajoutent les droits d’enregistrement, les frais d’acte et de commission d’intermédiaire…, qu’il faut budgéter.
  • Dès l’installation se pose la question de l’achat ou de la location du local professionnel. Le choix est le plus souvent une question de moyens financiers, mais l’acquisition procure une meilleure sécurité pour l’exercice professionnel et permet de capitaliser un actif.À noter : l’acquisition du local lors de l’installation constitue une décision stratégique sur le long terme.
  • Lors de l’installation, les matériels à financer sont nombreux : matériels médicaux, équipements, fournitures, mobilier, informatique… Le coût d’acquisition ou de reprise de ces matériels doit être intégré dans le budget prévisionnel total de l’installation. Il faut souvent compter un minimum de 15 000 euros.À noter : l’installation d’un médecin généraliste peut être financée en totalité, sur une durée comprise allant le plus souvent jusqu’à sept ans. Les biens et matériels neufs peuvent être financés soit en crédit, soit en crédit-bail. Pour financer le besoin en fonds de roulement du cabinet lors des premiers mois, il est utile également de mettre en place un crédit de trésorerie.